J’avais posté, peu après mon arrivée en Septembre, quelques photos du quartier du Plateau. Je voudrais maintenant partager avec vous d’autres vues d’Abidjan, prises au hasard de mes déplacements dans la ville. La plupart ont été prises en roulant (quand ce n’est pas moi qui conduit bien sûr) ce qui est un prisme bien particulier puisqu’il ne s’agit que de la vision que l’on peut avoir de cette grande ville en empruntant ses grands axes routiers. Vous verrez que la vision est bien souvent moins glamour que les photos des buildings du quartier des affaires. Encore une fois ce n’est qu’une vision très partielle de cette ville qu’au final je connais  encore très peu.

 

Commençons  par le trajet que je fais matins et soirs pour me rendre au boulot. Après la Rue des Jardins, j’emprunte la voie express C2. Des menuisiers et des tapissiers ont installé leurs ateliers le long de cette voie en plusieurs endroits. Ils exposent meubles et fauteuils terminés, ce qui donnent un petit air brocante à ce coin de la ville.

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Je rejoins ensuite l’A1, l’autoroute du Nord. Elle plonge dans un vallon en longeant la forêt du Banco. Cette forêt est le poumon vert de la ville. Lors de notre premier séjour nous allions nous y promener très souvent le week-end à la recherche de  graines ou pour observer les oiseaux en compagnie d’Isabelle et de son fils. Aujourd’hui, c’est fortement déconseillé. Ce serait encore trop dangereux. Vrai ou pas, dans le doute je préfère m'abstenir.. Dommage. car ce serait un bon spot pour des parcours variés et sympa de footing.

Mais quand on arrive là le matin, ce qui frappe c’est le nuage de pollution qui flotte au-dessus du vallon. Je ne sais pas si la pollution s’accumule dans ce vallon ou si c’est parque que l’on est en hauteur qu’on le voit mieux. En tous les cas cela explique pourquoi il y a toujours une poussière noire dans les maisons

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Voila des vues de Yopougon depuis l’autoroute A1.

Yopougon est la plus grande des 13 communes d’Abidjan. C’est aussi la plus peuplée avec près de 2 millions d’habitants au dernier recensement. Yopougon était mondialement connu pour sa rue Princesse où l’on avait recensé jusqu’à 1500 maquis et boites de nuits aux belles heures de "l’enjaillement" ivoirien. Mais ces établissements ont, parait-il, été pour la plupart détruits (ils empiétaient sur la voie) et la rue Princesse a perdu de son aura. Mais bon, je ne me suis pas aventuré dans ces quartiers populaires. Là encore, on me le déconseille vivement.

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Ça c’est la station Total de Yopougon. C’est là que nous nous arrêtons lorsque nous partons en tournée vers San Pedro ou vers Divo pour faire le plein de carburant, de boissons et de sandwichs. C’est là aussi que les taxis qui acheminent la presse dans l’intérieur du pays font le plein aux alentours de 7 h du matin. Ce sont tous des 505 break.

 

Yopougon, pour moi, c'est essentiellement la zone industrielle. C'est là que se trouve mon bureau. Les voies, en travaux depuis deux ans sont défoncées. Après de fortes pluies, les chauffeurs doivent ruser et bien choisir son itinéraire sous peine de rester planté dans un trou d'eau. J'ai moi même fortement endommagé la direction de mon 4X4 en heurtant un plot en béton dissimulé dans un trou d'eau en rentrant, de nuit sous une pluie battante. Actuellement, j'engage les quatres roues motrices pour quitter l'usine. Mes collègues et nos visiteurs dans des berlines ont parfois bien du mal à rejoindre notre site. Il n'est pas rare qu'un des camions qui viennent livrer le cacao s'embourbe à quelques centaines de mètres du quai !!!

En plus, le trafic est dense dans la zone. Les camions nombreux et les voies rétrécies par les remorques et les conteneurs en attente. Au milieu de tout cela des tireurs de pousse tractent des charriots avec des chargements de cartons, de bois ou de futs de récupération époustouflants par leur hauteur. Je ne voudrais pas être à la place de ceux qui les tirent. I

 

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Cette BMW blanche est une parfaire illustration de ce que, certains peuvent se permettre un peu tout et n'importe quoi en Côte d'Ivoire si on a de l'argent et le bon réseau de connaissances. Le deuxième n'allant souvent pas sans le premier.  Ce n'est pas la voiture qu'il faut regarder, mais la plaque. Je suis prêt à parier que le conducteur appartient à l'une des familles libanaises qui possèdent des usines dans la zone de Youpougon. C'est de la frime pure. Bon, il faut  reconnaitre qu'avec une plaque comme celle-la, pas besoin de se plonger dans le registre des immatriculations pour connaitre son propriétaire. Et je suis sur que tous les flics d'Abidjan savent à qui elle appartient et que ce n'est pas la peine de perdre son temps à essayer de le verbaliser.

Autres vues périphériques de Yopougon, cette fois ci prises sur la voie qui se poursuit par la Côtière, l’axe qui mène à San Pedro. Petits immeubles, pas tous achevés avec du linge qui sèche aux fenêtres.

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Un  marché improvisé tout en longueur s'est développé des deux côtés de la voie. Une partie des boutiques viennent d’être rasées par les autorités. Ce maquis est resté en place

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Toujours à Yopougon, ce camion décharge ses canettes de Youki. C’est une gamme de sodas aux fruits (enfin au gout de fruits) ou au café.

Scènes de la rue, au matin en sortant de Yopougon par la côtière en direction de Dabou : l'étal d'une vendeuse de fruits et la vendeuse de beignets.

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Voici les premières habitations d'Abidjan quand on entre dans la capitale par l'autoroute du Nord. C'est le front pionnier d'Abidjan. Avec la création d'une nouvelle zone industrielle à quelques km plus au Nord, ces quartiers vont inévitablement s'étendre.

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Ça ce sont les premiers faubourgs d’Abidjan quand on arrive de l’Est par Alèpé. C’est nettement moins flamboyant que les immeubles du Plateau. Le quartier s’appelle Washington mais ce n’est encore que des maisons éparses. Ce quartier fait partie de la commune d’Abobo. Encore une commune populaire d’Abidjan, elle aussi très peuplée avec 1 500 000 habitants.

La photo ci dessous montre les premières habitations d''Abidjan', l'un des fronts pionniers de cette capitale qui n'en finit pas de s'étaler. Ce sont les premiers faubourds d'Abobo. Je pense que le chateau d'eau en construction est celui de N'Dotré.

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En arrivant par ce côté (Nord-Est), on pénètre dans Abidjan par Abobo et Anyama. Les premiers faubourgs d'Abobo sont encore peu structurés. Vu de la route on a l'impression de quartiers à mi chemin entre bidonville et ville. Mais rapidement, l'habitat se densifie. Une fois traversée les rails  du Abidjan-Ouagadougou, on arrive sur l'autoroute d'Abobo qui ène jusqu'au centre d'Abidjan. Les immeubles apparaissent. Et les chantiers de construction sont nombreux.

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La principale artère d'Abobo. C'est un large boulevard avec un terreplein central qui aparait sur les cartes comme "l'autoroute d'Abobo". De nombreuses échoppes se sont installées sur ses trottoirs et il y a du monde !!! Le visage d'Abobo change et laisse deviner un quartier urbain très animé.assez loin de l'image de coupe-gorge, de cité des bandits, que l'on m'avait décrite à mon arrivée en Côte d'Ivoire. Je veux bien croire que les européens doivent y être peu nombreux mais, toujours vu de la voiture, l'ambiance du centre d'Abobo ne semble pas très éloignée de celle des autres quartiers du centre de la capitale.

 

 

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Les woro-woro, taxis communaux d'Abobo sont beiges avec deux bandes marron. 

 

Ci dessous, un Gbaka et son apprenti. Personnage incontournable des transports en commun en Afrique, l'apprenti est patout à la fois. Pas de place assise pour lui sauf quand le véhicule est vide, mais dans ce cas là il est parfois au volant à la place du chauffeur. Il est debout à la porte pour indiquer au chauffeur d'un coup sur la carosserie quand s'arrêter et  encaisser l'argent des personnes qui descendent. Toujours à moitié dehors pour haranguer les clients potentiels dans la rue. Toujours prèt à sauter du véhicule avant même son arrêt pour rabattre les clients vers son taxi et aider au chargement des bagages.

 

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Pour une raison que je n'ai pas pu comprendre malgré les explications d'Ismael, le chauffeur qui m'accompagnait ce jour là, une grande partie des Gbakas que l'on croise sur cette autoroute dans Abobo dont des Dyna de couleur mauve.

Aux heures de pointe, c'est une artère bien encombrée. Là, on était coincés entre des gbakas, des bus de la Sotra et des camions. J'aime beacioup cette photo prise au travers des vitres d'un bus de la SOTRA. La couleur orangée est due à la couleur de la glace, pas à un coucher de soleil !!!

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D'autres vues prises lors d'une traversée d'Abobo :

- l'échoppe d'un détaillant qui me rappelle que mes anciens collègues de SITAB bossent toujours

- un étandage par dessus les toits.

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L'autoroute d'Abobo traverse ensuite la casse d'Abobo. C'est un grand marché où l'on trouve des tas de pièces d'occasion importées d'Europe ou arrachées aux épaves, ou volées sur des véhicules en circulation. C'est aussi sans doute là que l'on peut retrouver une voiture volée ... en pièces détachées. La casse a été "déguerpie" par les autorités. je suis repassé par là en février 2016 et il ne restait plus que quelques étals qui resistaient et quelques épaves de voitures par encore enlevées.

Sur cette même autoroutele même chemin, voici l'arrière d'un camion joliment décoré.

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En poursuivant sur cette voie, on arrive à Williamsville, un des quartiers de la commune d'Adjamé.

Je me dis que vous vous perdez un peu, alors je poste cette carte avec les 10 communes d'Abidjan : Abobo, Yopougon, Cocody (qui inclut deux plateaux, Riviera et Anono), Attécoubé, Adjamé , Plateau et, de l'autre côté de la lagune : Treichville (qui inclut Petit Bassam,  Marcory, Koumassy et port Bouë.

 

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Williamsville est un quartier populaire moins exentré qu'Abobo ou Yopougon et sans doute aussi plus ancien.

C'est là que vivent Ismael, le chaulffeur qui me conduit souvent dans mes tournées en brousse et Rosalie, la dame qui fait le ménage et un peu de cuisine à la maison. J'ai découvert ce quartier en raccompagnant Ismael au retour d'une tournée dans l'Est. Il a l'air calme et plutôt agréable à vivre.  En tout les cas on y retrouve un peu de l'ambiance des villages africains, ce qui n'est bien évidemment pas le cas à Deux Plateaux où j'habite ou à Riviera la luxueuse.

La voiture était chargée de bananes plantains et d'oranges qu' Ismael a déchargé sur le trottoir. Pour ne pas me faire attendre il était prèt à les laisser là en attendant que sa femme vienne les chercher. Même pas peur qu'on lui les vole !!! Il est vrai qu'il était à peine descendu de la voiture que des voisins l'avaient interpellé joyeusement. J'ai préféré attendre et sa soeur est arrivé quelques minutes après, suivi de son fils. Sa mère vit aussi dans le même quartier. Famille, famille

 

 

 

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Le petit marché de quartier qui s'est installé sur le trottoir entre le commissariat du 11° et le dispensaire avec la vendeuse de bonbons pour les enfants sur leur chemin pour l'école.

 

En suivant, la mosquée de Villiamsville , la statue de Georges Djeni Kobina Kouamé, fondateur du RDR, qui a été érigée en bas de la rue de Williamsville, et une vue sur les immeubles de Cocodi, de l'autre côté du vallon.

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Des techniciens d'Orange/Cote d'Ivoire telecom, en plein dépannage. Je ne sais pas comment ils retrouvent les bons fils même si le réseau de cables est quand même moins touffu que ce que nous avons vu au Laos ou au Vietnam. il est vrai que le téléphone fixe est peu répandu ici. Les gens utilisent beaucoup plus les portables : plus facile à obtenir sans attente et sans doute moins cher d'investissement de départ.

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Voici le Boulevard des martyrs.Il traverse tout Cocody jusqu’à l’hôtel Ivoire. très pratique pour moi pour aller ou revenir de l'Est. Il me permet de rejoindre le quartier du vallon sans trop d’embouteillages.  

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C’est une large avenue avec un terre-plein central joliment planté. On retrouve le côté urbain organisé d’Abidjan. voici la mosquée du quartier deux Plateaux dans lequel se trouve ma maison.

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Et voici des photos de mon quartier. La rue des Jardins avec ses commerces plutôt destinés à la classe moyenne et aux abidjanais qui ont de l’argent. Ici Zino, une chaine de boutiques de luxe. Il y a 3 boulangeries, un chocolatier de luxe et de nombreux restaurants.

Ça c’est l’enseigne du Super Hayat ou je vais faire mes courses en rentrant du bureau. C’est aussi là que l’on venait il y a plus de 10 ans. Il n’a pas changé !!!  Il est un peu vieillot par rapport au deux hypers avec galerie marchandes ouverts par le même Hayat en collaboration avec Casino : Cap Sud de l’autre côté de la lagune et Cap nord à Riviera.

 

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Il y a deux autres supermarchés dans la rue des jardins et le Sococé, sur le boulevard des martyrs est tout proche. Vous voyez, je n’ai pas besoin d’aller loin pour faire mes courses. J’achète fruits et légumes au petit marché de la rue des jardin; c'est en fait une dizaine de femmes qui ont des boutiques le long de la rue. On y trouve de la salade et des légumes comme des courgettes, des aubergines, des haricots verts, des choux cabus et des choux fleurs, des poivrons, des tomates des pommes de terre, des oignons, des poireaux et des carottes. Bon il y a aussi des tubercules d’ignames, des jacquiers, des plantains, des piments et des feuilles pour la sauce. On est bien en Afrique.

 

Côté fruits : oranges (locales et importées), des pommesde Nouvelle Zélande, des mangues, des bananes (petites bananes très fruitées et les grosses cavendish), des papayes, des ananas (des gros, des victorias et des ananas bouteilles), des avocats, des melons, des mangoustans et des fruits de la passion. Là aussi, les clients sont les classes aisées. Les autres vont dans les marchés pilotis. On les appelle ainsi car les femmes se sont organisées pour mettre leurs étals hors d’eau, ou plutôt hors boue, quand il pleut.

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L'autre jour, l'un des rares hommes qui tient un des stands au milieu de toutes les femmes proposait des fraises, vraisemblablement en prevenance du Burkina Faso. Surprenant non ????

Quasiment tous les stands sont tenues par des femmes qui parlent toutes Bambara ou Dioullas. Elles sont originaires soit du Burkina, du Mali ou du nord de la Côte d'Ivoire. Elles écoutent souvent des chansons de griottes maliennes et cela me rappellent des souvenirs vieux de 30 ans !!!! Comme je fais toujours attention d'acheter mes fruits et mes légumes auprès de plusieurs femmes, elles me surnomment maintenant "mari de toutes les femmes" et c'est comme cela qu'elles me saluent quand j'arrive. Ce qui fait sourire d'autres clientes.

Voici les filles de Fatou, la vendeuse à laquelle j'achète tous mes fruits autres que les oranges. J'adore la coiffure des deux gamines.

 

 

 

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Un rémouleur. L'autre jour, il était en train d'aiguiser les couteaux du poissonnier installé sous un hangar juste derrière l'abri bus.

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L'automatic et l'Arc en ciel sont deux des nombreux restaurants du quartier. sans doute parmis les plus anciens. ils donnent plutôt dans le chawarma et les pizza pour l'Automatic ; la cuisine orientale et mexicaine pour l'Arc en ciel.

Il y a un restaurant malgache, un peu caché dans une ruelle adjadente à la rue des jardins (j'ai goûté à leur poulet vanille, ravitoto et rou mazave), des pizzérias dont Débonairs chez qui je  passe commande, de temps en temps, de pizzas qu'ils viennent me livrer à la maison pour moi et les gardiens, une churrascaria bresiienne et plusieurs restaurants chinois, thailandais et vietnamien dont le Viet Pho chez qui je suis allé retrouver les saveurs du Laos en essayant leur pho ... euh,... ce n'est pas tout à fait comme là bas !!!

 

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Un garage "poussière" dans mon quartier. ou plus exactement vers le commissariat du 30°. je passe devant chaque dimanche en faisant mon footing. Vu le nombre de véhicules capots ouverts, le chef mécano à la côte dans le quartier.

Ce n'est pas pour rien que l'une des principale rue de mon quartier s'appelle la rue des jardins. Beaucoup des villas sont implantées au milieu de jardins plus ou moins grands et plus ou moins luxuriants et les trottoirs sont ombragés par de nombreux arbres à l'instar de ces calliandras dont les fleurs ressemblent à des pompons de marins. Les étamines finissent par tomber et par former de grandes taches de couleur sur le sol.

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Voici les petites vendeuses de ma rue. Elles profitent du bouchon qui encombre ma rue tous les soirs  des jours ouvrés sans exception, pour proposer des bananes, ananas, mangues, oranges, korosols, arachides, .... aux automobilistes. Elles sont pour la plupart très jeunes et utilisent l'esplanade devant ma maison comme base pour poser leurs bassines et se reposer. Ma maison est derrière le mur couleur crème que l'on distingue en arrière plan des photos.

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Comme vous pouvez le voir, l'automobiliste a de la lecture quand il attend que le feu passe au vert ! Une vrai jungle de panneaux. Et le moindre support est utilisé pour communiquer. Il s'agit souvent des petites annonces immobilières (trouver un logement correct à un prix abordable est compliqué pour l'abidjanais moyen d'autant que, comme en France, les exigences des bailleurs en matière de caution et d'avance deviennent exhorbitantes) et tout ce qui a attrait à la virilité.  Là quand même, je reste perplexe sur l'annonce "garçon viril 24h/24".

La dernière affichette je l'ai trouvée collée sur les poteaux électriques dans ma rue. Plus charlatan que lui est-ce seulement imaginable ??

 

 

 

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Cocody est une commune résidentielle au centre d'Abidjan. En attendant d'autres photos, voici le chateau d'eau. Pas très glamour mais il fait incontestablement partie du paysage. Un peu comme la tour Eiffel ! Je l'ai reconnu tout de suite la première fois que je suis passé devant, plus de 10 années après notre départ. Il me fait penser à un gigantesque pot de yaourt . Et vous ?

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Pas loin de Deux plateaux se trouve les différents quartiers de Riviera Palmeraie et Riviera 3. Comme Deux plateaux ils font partie de Cocody, la commune huppée d’Abidjan. C’est à Riviera Palmeraie que se trouvent les plus belles villas d’Abidjan et la résidence du Chef de l'Etat.

C’est là aussi que se trouve le Golf club. Moi, ce n’est pas son parcours de 18 trous qui m’intéresse mais sa piscine. Un superbe bassin de 25 mètres de large et sans doute plus de 50 mètres de long. Je m’y rends tous les dimanches matin pour enchainer les longueurs. A 8 heures il n’y a que quelques nageurs et des corbeaux-pie qui viennent boire. Le temps que je vienne à bout de mes 3 km, les bassins et les plages ont été envahis par des familles. Mais un bout du grand bassin est strictement réservé aux nageurs. Ouf !!!

Voici des fruits du jacquier, (Artocarpus heterophyllus). Plusieurs de ces grands arbres originaires d'Inde poussent sur le parcours de golf et les gardiens proposent régulièrement les fruits à la vente aux visiteurs.

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Qui dit belles villas, dit jardins. Des pépiniéristes se sont installés en périphérie du terrain du Golf. Ils élèvent de nombreuses espèces de plantes pour orner les jardins des villas. Celui-là a trouvé un moyen original pour attirer les clients.

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Toujours dans le même quartier de Riviera, au carrefour après Sainte Famille, un petit marché s'est installé sur le trottoir à l'un des angles. il faut dire qu'il y a une gare des taxis jaunes dnas l'angle en face et que du coup, il y a toujours du monde ici.

Cette fumée épaisse qui envahit le carrefour Sainte Famille à Riviera, c'est une Mercedes qui a pris feu aux feux tricolores. Impressionnant les flammes sur le capot. A priori il n'y avait pas d'extincteur à portée de main. L'homme que l'on voit devant le parapet central traversait le boulevard en courant pour jeter, à chaque aller retour, une ppoignée de sable. Aussi inutile que dangereux car le traffaic à continuer imperturbablement.

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Même si depuis l'ouverture du nouveau pont c'est plus facile de traverser la lagune, (la photo précédente est prise au coucher du soleil depuis ce pont) , je suis moins familier des quartiers de "l'autre côté" : Treichville, Marcori et la fameuse Zone 4 où se sont concentrés la pluspart des expatriés après la crise car elle est située à proximité du camp militaire français. La vie nocturne doit être là-bas très animée si j'en juge par le nombre de restaurants, bars, et boites de nuit.

 

 

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Je vais quand même de l'autre côté de la lagune ne serait-ce que pour rejoindre l'aéroport. C'est aussi le chemin pour rejoindre le Sud Est de la zone cacaoyère, via Grand Bassam. Après le carrefour 'Akwaba' qui dessert l'aéroport Houphouet Boigny reconnaissable à sa statue, le fameux boulevard Giscard d'estaing, se transforme en une autoroute construite l'année passée par une entreprise chinoise. Elle va jusqu'à Grand Bassam. Il y a bien quelques ponts pour que les pietons puissent la traverser en toute sécurité, mais ils sont nombreux ceux qui préfèrent se risquer dans le flot de véhicules.

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Avant, des bidonvilles occupaient le bord de mer. Les bulldozers les ont rasés l'année passée pour réouvrir la vision sur la mer. Perso, je n'irai pas me baigner là. Les tankers et porte-conteneurs qui sont au mouillage à quelques encablures n'incitent pas à la baignade.

A l'occasion d'un diner organisé pour le boulot, ma collègue Stéphanie nous a fait découvrir un des haut lieux de Marcori : Chez Amboise"  Un genre de maquis géant qui occupent un grand terrain vague au milieu des concessions. Pas facile de s'y rendre. Il vaut mieux connaitre pour trouver son chemin dans des ruelles très étroites et encombrées. Les gens passent la soirée dans la rue. Mon gros Pajero passait juste entre maisons, tables et voitures garées à motié sur les "trottoirs" ou ce qui en fait office. On mange du poulet grillé ou du machoiron en buvant de la bière, sous des chapitaux de toile et les pieds dans la poussière. Il y a sans doute des maquis plus sympas mais l'endroit est connu. Peut-être parce qu'il y a régulièrement des spectacles; ce soir là il y avait un groupe de jeunes musiciens dont plusieurs fils d'expats "encadrés" par un vieux rasta ivoirien qui les accompagnait à la guitare en tirant "sur un joint qu'avait rien d'orthodoxe".Ils ont massacré de grands standards rocks. Il y a du monde, l'ambiance est bruyante mais sympa.

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L'ancien pont donne sur carrefour 'Solibra', la brasserie et la zone industrielle. il faut alors remonter le Boulevard Giscard d'Estaing que tout le monde appelle le VGE sauf Alpha Blondy qui lui le surnomme le boulevard de la mort dans son titre éponyme, pour rejoindre le centre comercial de cap Sud et la  zone 4. Ici une vue sur le port céréalier depuis le pont  De Gaulle

La brasserie Solibra. Elle marque le debut du VGE. C'est de là que sortent les Castel Bier, la Flag, la Beaufort, la Bock la Tuborg, la Number One et la Gold 55 qui enjaillent les soirées des noctambules abidjanais.. SOLIBRA appartient au groupe français Castel qui détient un quasi monopole de fait. il y a bien LBI, les brasseries Ivoiriennes à Yopougon qui ont grignoté quelques parts de marché. Mais la concurence arrive avec une joint-venture entre Heineken et CFAO qui ont posé en 2015, la première pierre de ce qui a été annoncé comme la plus grande brasserie d'Afrique de l'Ouest.

Au carrefour "Solibra" d'immenses panneaux publicitaires ont été implantés. On rencontre souvent de telles publicités géantes. La plus grande que j'ai vue était pour Orange et fasait carrrement tout le tour du toit d'un immeuble.

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Et pour terminer (provisoirement), une photo du sanctuaire Notre dame d’Afrique entre lagune et forêt du Banco.

Tag(s) : #Abidjan, #Côte d'Ivoire

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