Depuis deux mois, j'ai pris mon courage à deux mains et je me suis remis à courir. Je cours dans mon quartier tous les samedis matin avant d'aller faire mon marché. A force de tourner et retourner j'ai fini par me tracer un trajet d'environ 12 km. Il me faut 1 heure 30 pour en venir à bout.

Au début de mon parcours, je retrouve à chaque fois deux mendiantes posées sur un trottoir enherbé. Maintenant que je leur laisse mes pièces de monnaies, elles me reconnaissent. Bon, c'est sûr que si j'arrivais à partir plus tôt j'aurais moins chaud. Et aussi sans doute moins de circulation et de gaz d'échappement. Mais je n'arrive pas encore à décoller avant 8 heures.  Alors je fini par avoir vraiment soif.

J'ai découvert un petit maquis situé dans le dernier quart de mon parcours, où je m'arrête pour vider une bouteille d'eau d'un trait. Ce petit maquis est accolé à une station de lavage des voitures et je pense que les clients sont ceux qui attendent que leurs voitures soient propres. La patronne est une jeune femme et elle  ne vend pas que de l'eau. Dans les bouteilles d'eau minérale, le liquide incolore peut très bien être du démarreur, de l'alcool de palmier ou de manioc qui "aide" certains à se donner du courage. Sur les photos, les bouteilles doivent plutôt contenir du koutoukou, de l'alcool de sève de palmier dans lequel macèrent des racines, des écorces et des graines.  Sur une étagère derrière le bar, la patronne propose aussi une pharmacopée très ... orientée vers les hommes.

J'arrive à la maison trempé de sueur mais après la douche, j'ai vraiment une sensation de bien-être. Je vais donc continuer... enfin tant que mes tendons au niveau du pied et mon genou me laissent à peu près tranquille.

Le démarreur à l'abidjanaise
Le démarreur à l'abidjanaise
Le démarreur à l'abidjanaise

J'aime bien cette campagne de pub lancée par Dinor pour la journée de la femme .... u"ne vision très femme à la cuisine" pourtant !!!

Vu au cours de mon dernier footing, ce cours de danss-gymnastique collectif entre deux immeubles le long du boulevard Latrille en face de SOCOCE. Cela me rapelle l'Asie §§§§

Le démarreur à l'abidjanaise
Le démarreur à l'abidjanaise
Le démarreur à l'abidjanaise

La presse écrite est une institution à part. Elle a encore ses lecteurs. Je suppose que malgré le prix modique des journeaux, ils sont encore hors de portée de bourse de nombre d'abidjanais. Ils sont cependant nombreux à stationner devant les étals des kiosques le matin. Les journeaux sont épinglés sur des tréteaux et tout le monde peut profiter des unes en attendant le minibus. Les plus chanceux sont les employés. Les administrations et les grandes entreprises achètent en effet un large éventail des principaux journeaux. C'est le cas chez nous, mais uniquement pour les journeaux à portée nationale. Je n'ai jamais vu d'exemplaires de GBitch ou Go magasine au bureau !!!

Le démarreur à l'abidjanaise
Le démarreur à l'abidjanaise
Tag(s) : #Côte d'Ivoire, #Abidjan

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