Pour le weekend de Pâques, je suis parti visiter le Parc de la Comoé. En fait, c’est mon collègue, Olivier, qui voulait profiter de ce week-end rallongé pour visiter un peu la Côte d’Ivoire qui m'a entrainé dans ce périple. Pour être franc, s’il n’y avait pas eu cette incitation, je serai sans doute resté sur Abidjan à faire du sport. Merci donc à lui de m’avoir fait sortir de ma routine.

Nous avons écarté le parc de Taï car le trajet en voiture pour l’atteindre est trop long pour un week-end de 3 jours. Il y a bien une réserve privée près de Yamoussoukro, bien plus proche, mais la structure d’hébergement affichait complet. Nous avons donc opté pour le parc de la Comoé.

Il est situé au Nord Est du pays. Avec une superficie de 1 149 450 ha, c’est le plus grand parc de la Côte d’Ivoire et même l’une des plus vaste aires protégées d’Afrique de l’Ouest. Et elle est encore préservée. Située en zone de savane, le Pacr de la Comoé présente une grande diversité de types de végétation : savane au nord, savane arborée au sud, forêts galerie le long des rivières et notamment le long de la Comoé, ainsi que des îlots de forêt dense humide. C’est ce qui a justifié son classement au Patrimoine Mondial.

Olivier se plonge dans la lecture du Petit Futé et part sur Internet à la recherche d’un hébergement et d’un guide mais fait choux blanc. Il y a bien deux lodges, l’un au Sud et l’autre au Nord mais leur présentation sur le net nous décourage d’y aller. Du coup, je prends le taureau par les cornes et, un peu gêné,  je contacte les personnes de l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves avec lequel nous en sommes en relation dans le cadre de nos projets. Ma démarche est accueillie très gentiment et de fil en aiguille j’arrive à contacter  le capitaine qui dirige le parc et qui nous conseille sur l’itinéraire pour atteindre le parc. Il nous trouve aussi un guide pour les visites dans le parc et nous met en relation avec le responsable de la station de recherche sur la biodiversité qui accepte de nous héberger.  Tout est prêt …. Enfin il reste des zones d’incertitudes sur le trajet, notamment sur comment traverser la Comoé.

Deux connaissances d’Olivier nous accompagnent. Ils travaillent tous les deux dans le cacao mais chez un concurrent !!! Ils sont basés à Yamoussoukro. On lés récupèrera au passage mais cela nous oblige à passer par le Nord plutôt que par la voie recommandée à l’Est, c’est-à-dire par Abengourou et Bondoukou.

En raison des fêtes de Pâques, le travail chez nous s’arrête à 12 heures. Je prépare ma valise la veille et la charge dans la voiture avec la glacière avant de partir au bureau le vendredi matin. Olivier et moi, nous déjeunons à 13 h 30 à la cantine de l'usine avant de prendre la route. Jusqu’à Yamoussoukro nous roulons sur l’autoroute du Nord. Le trafic est dense (à l’échelle de la Côte d’Ivoire. Rien à voir avec un jour de départ en vacances en France !) mais je n’ai aucune appréhension pour cette partie du trajet si ce n’est les radars de contrôle de vitesse. Et de fait nous serons arrêtés une fois. Contrôle courtois. Le gendarme m’informe que je roulais à 127 km/h soit « juste un peu au-dessus de la limite » précise-t-il en me rendant les papiers du véhicule et en nous autorisant à repartir sans verbaliser. Il est impossible de vérifier les affirmations des gendarmes car il n’y a pas de photo prise mais honnêtement, avec une amende de 2.000 CFA, avec reçu, ce n’est même pas la peine de s’énerver et de chercher à contester.

On arrive à Yamoussoukro vers 16 heures. Nos deux compagnons nous attendent sur le bord de la route. Rapide présentations et nous reprenons la route en Direction de Bouaké. En fait Olivier connait seulement le plus jeune des deux. mais la mayonnaise prendra et nous passerons de bons moments ensemble.

La route pour Bouaké est bonne mais ce n’est plus une autoroute et il y a de la circulation.  Beaucoup de camions mais aussi beaucoup de véhicules personnels. Pâques est une fête importante pour les catholiques ivoiriens et en particulier chez les Baoulés pour lesquels «Pâquinou» est l’occasion de soirées à la chaude ambiance. Enjaillement garanti avec force boissons alcoolisées.  On atteint Bouaké à 18 heures. Il nous faut nous mettre à la recherche de notre gîte d’étape. C’est Paul Antoine, le plus jeune de notre bande des quatre qui s’est chargé de réserver des chambres au foyer des jeunes Saint Viateur.  Je retrouve le ‘confort’ des missions catholiques. Il y a quand même une vielle clim dans la chambre et je peux faire un Skype avec Marie claire et Pierre. Douche froide mais ce n’est pas vraiment un problème avec la température ambiante.

Le foyer est situé dans la même zone de la ville que la manufacture de cigarettes de le SITAB et je retrouve des souvenirs de l'époque pendant laquelle je supervisais cette usine. J'ai quand même un peu de mal à retrouver mes repères et je ne reconnais même pas l'entrée de la SITAB !!!

Je poste une carte de la Côte d'Ivoire avec notre trajet. Vous noterez que le trait rouge devient de plus en plus fin au fur et à mesure des étapes. C'est que l'état des routes empruntées va de l'autoroute toute neuve à la piste quasi abandonnée. Mais on en reparlera....

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller

Après avoir pris nos quartiers et une douche, nous partons en ville pour diner. Cette fois, c’est François Brieuc, le breton de notre groupe (avec un nom comme celui-là, ce n’était pas difficile à deviner, pas vrai ?) qui s’est chargé de la réservation du restaurant. On part au Black and White. Je reconnais immédiatement l’endroit en garant la voiture devant l’établissement. Ce restau était déjà là il y a 15 ans et j’étais venu y manger plusieurs fois avec des visiteurs. Souvenirs, souvenirs !!

Après le repas, la musique tonitruante et la lumière des maquis  nous incite à nous arrêter pour boire un Flag bien fraiche sur le trottoir, histoire de s’imprégner un peu de l’ambiance ‘pâquinou’. Mais il est encore trop tôt.

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Samedi 26 mars. Réveil matinal car nous avons un long trajet à parcourir pour atteindre le parc et nous comptons bien pouvoir faire une première virée dans le parc en fin d’après-midi. La journée commence par une douche froide avec un filet d’eau à 6 heures… Je prends le temps de répondre à quelques mails professionnels qui sont arrivés la veille. Ben oui, les collègues en France ont bossé toute la journée, eux ! On se retrouve et on part à la recherche d’un endroit où prendre une petit dej. Les rues de Bouaké sont désertes. On s’installe à la terrasse du Palmier pour de bonnes omelettes, un jus de fruits frais et des croissants.

La ville se réveille à peine. Seuls résonnent les chants qui rythment le footing de deux groupes, des forces de l’ordre. Je suppose que cle groupe de eux qui portent tous la même tenue appartient à l’armée. Le deuxième est plus hétéroclite. Des policiers ou d’anciennes forces rebelles peut-être ?

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
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Il faut partir. Nous n’avons pas encore quitté la ville que nous perdons le bitume. L’aventure commence ici. Bon, le terme est sans doute un peu exagéré mais nous ne savons pas trop ce qui nous attend. Olivier et moi, nous nous sommes renseignés auprès de nos collègues et auprès du capitaine du Parc. Mais même ceux qui sont de la région n’ont pas pu nous donner une réponse claire sur l’état des pistes que nous allons emprunter aujourd’hui. On nous affirmé que la piste était bonne, mais allez savoir ce que cela veut vraiment dire. Tout est question de quelle est la référence !! Mais surtout nous ne sommes pas arrivés à savoir avec certitude si nous pourrons traverser la Comoé à Sérébou. Le pont en construction est-il vraiment fini ? L’ancien bac est-il opérationnel ? On verra !!!!!

Première bonne surprise, la piste est bonne. Elle vient d’être reprofilée. De Bouaké jusqu’à Satama Sokoura elle est encore en travaux et il y a de nombreux pièges à éviter mais on peut bien rouler. Après, nous avons droit à une très belle piste sur laquelle je peux monter jusqu’à 100 km/h en sécurité.

 

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet allerWeekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
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On traverse une belle savane arborée dense. Les villages sont peu nombreux ainsi que les traces de cultures. Je retrouve avec beaucoup de plaisir l’ambiance du Sud Sahel, comme au Burkina ou au Mali : karité, rôniers, cassias et  tamariniers en brousse. Neems, tébéssias et flamboyants en fleurs dans les villages. Nombreux arrêts photos. Je ne suis pas le dernier. Paul Antoine aime les photos du haut des descentes et Vincent Brieuc, les ponts et les rivières !

 

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
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Un courageux colporteur au pont sur la rivière Nzi et petit pont sur la rivère Mbé

 

 

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
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Ces fruits sont ceux de l'Akee que je ne conaissais pas. Son fruit est comestible ... mais en prenant des précautions car il est aussi en partie toxique !! je vous poste un lien vers la page Wikipedia consacrée à cet arbre.

Nous passons plusieurs barrages. Ils sont là pour racketter les rares taxis qui roulent et les motards. Avec Pâquinou, les besoins d’argent ne sont pas petits !!! Ils ne nous embêtent pas vraiment.  La plupart nous font signe de passer sans nous arrêter. Quelques-uns nous poseront des questions sur notre destination, mais toujours de manière très courtoise. En fait c’est plutôt nous qui nous enquérons de la suite du trajet. Et puis c’est sûr qu’il ne doit pas y avoir souvent de voitures qui passent avec que des toubabs dedans !

La saison des pluies a commencé. Les arbres ont reverdi et il n'y a pas trop de poussière sur la piste. Les bas fonds ont commencé à se remplir par contre on ne verra pas encore de champs préparés ou semés. Notre passage déclenche l'envol des aigrettes garzettes.
 

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
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A Bassawa, nous nous arrêtons à un carrefour pour demander notre chemin aux usagers d’une gargote qui fait aussi office de station essence pour les motos. Surprise : sur le comptoir en ciment trône une cafetière expresso.  Waouh !!!!

Un arbre en fleur, que je n’ai pas su identifier entre Basawa et Sérébou. Beau non ??

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Nous arrivons enfin à Sérébou. Bonne pioche : devant nous apparait un magnifique pont tout neuf qui enjambe la Comoé. En plus, un homme en uniforme (bérêt vert : un agent des Eaux et Forêts ?) nous affirme que la piste de Sandégué à Nassian est bonne. Ce serait super car cela nous éviterait un détour de deux heures par Tenda et Bondoukou. Mais atendons d'arriver là bas pour vérifier cette information.

L’ancien bac est toujours là. Il a été remonté sur la berge et à l’air en bon état même si il n’assure sans doute plus les traversées. La Comoé à ce niveau, est majestueuse. Un pêcheur solitaire lance son filet dans l’eau.

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
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De l’autre côté du pont, la piste est toujours très bonne. Le paysage a changé. La savane arborée a laissé la place aux plantations d’anacardes. La Côte d'Ivoire est devenue le premier producteur de noix de cajou). Photos à l'attention de Pierre et de l'époque où il passait des heures dans les anacardiers autour de la maison à Bafata et qu'il rentrait avec des tee-shirts irrécupérables.

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
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On avance vite mais le temps passe encore plus vite et il est déjà 13 heures lorsque nous entrons dans Sandégué. On sait déjà que nous ne serons pas à notre rendez-vous à 14 heures à l’entrée du parc. On profite du fait qu’il y ait du réseau pour envoyer des SMS pour tenir informé la station de recherche de notre situation.

Sandégué a définitivement des airs de ville du Far West avec sa rue principale autour de laquelle sont installés les commerces.

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C’est à Sandengué que nous devons choisir.

  • Soit nous optons pour la sécurité et poursuivons sur cette bonne piste jusqu’à Tenda où nous retrouverons l’axe bitumé (mais en mauvais état) du trajet par Bondoukou. Option plus sécurisée mais de deux heures plus longue.
  • Ou nous prenons la piste qui remonte plein Nord directement vers Nassian et le Parc. Mais nous ne connaissons pas l'état de cette piste qui ne serai plus utilisée.  

Je fais le plein de gasoil à la station de Sandegué et nous partons à la pèche aux informations. Les jeunes assis à l’ombre devant le salon de coiffure nous garantissent que la piste directe est bonne et qu’elle vient d’être reprofilée.  

Rassurés nous nous engageons en direction de Nassian. J’aurais dû lire le panneau planté à côté de l’épicerie expliquant les travaux avant de partir !!!

Effectivement nous trouvons sur les premiers km une belle piste qui vient d’être refaite. Les passages busés sont violents mais on roule relativement vite. Nous reprenons espoir d’une arrivée pas trop tardive à destination.

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
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Vingt km plus loin, nous arrivons au village de Pala. Les habitants ont placé des troncs d’arbres en travers de la route pour créer des chicanes et ralentir les véhicules. Elles sont tellement serrées que je suis obligé de mordre sur les troncs. Visiblement, il y a plus souvent des motos que des voitures qui passent.

Voilà la  piste que nous retrouvons à la sortie du village !!! Nettement moins engageante. On déchante et on envisage un court moment de faire demi-tour mais finalement je décide de poursuivre.

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On se retrouve donc sur une vilaine piste qui n’est visiblement plus empruntée que par les camionnettes des collecteurs qui vont ramasser les noix de cajou dans les plantations. Par moment, la piste à conservé de beaux restes de son passé de route. Mais il y a des passages plus Rock’n’roll. Heureusement la piste est sèche mais je dois enclencher le 4x4 à plusieurs reprises pour passer des baignoires de sable ou des seuils rocheux. Je ne dis rien et je conduis le plus sereinement possible pour ne pas alarmer mes compagnons de route mais je ne suis qu’à moitié rassuré quand même. On ne croisera que quelques piétons et cyclistes ainsi que deux motards en tout et pour tout. Il nous sera difficile de trouver de l’aide si on se plante en cours de route. Nous sommes visiblement la première voiture à faire ce trajet sur toute sa longueur. Mon Capitaine, vous aviez raison !! C'est un peu l'aventure mais je prend du plaisir à conduire dans ces conditions. Bon, 80 km comme cela c'est un peu long et je serai super content d'arriver. Mes compagnons m'épattent. Il n'y a, bien évidemment, plus de couverture réseau mais il arrivent à suivre notre progression sur Google map via le GPS de leurs téléphones portables ! C'est rassurant de savoir que nous sommes sur la bonne voie !!

Le paysage, un mélange de plantations d’anacardes et de savane arborée, est agréable.

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Ces palmiers sont des rôniers. Avec les baobabs, se sont mes arbres d’Afrique préférés. Ils accompagnent nos séjours en Afrique depuis le Mali et j’ai toujours aimé leur port en feu d’artifice. En plus ils sont faciles à dessiner et très utiles. On fait des toitures avec leurs feuilles, des charpentes imputrescibles et résistantes aux termites avec leur tronc. Leurs fruits sont comestibles, tout comme les jeunes pousses et on fait une boisson alcoolisée avec la sève (mais ça, ça tue l’arbre !)

Des termitières en forme de champignons, caractéristiques des sols pauvres et une belle orchidée terrestre découverte à l’occasion d’un arrêt pipi.

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Des hérons Garde-Bœufs perchés sur un arbre à proximité d'un campement. On ne traversera qu’un ou deux villages ainsi que des petits campements perdus au milieu des plantations.  Cases en banco aux toits de paille.

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Les manguiers sont chargés de fruits qui seront bientôt murs. De quoi améliorer quelque peu l’ordinaire des villageois. 

Enfin, voici les gros villages de Talahini et Poum, annonciateurs de Nassian que nous atteignons à 14 heures. Je suis soulagé d’être parvenu jusqu'ici sans problème. Nous trouvons le poste des Eaux et Forêts où un adjudant nous accueille. Je laisse Olivier et Paul Antoine négocier avec lui les tickets d’entrée dans le Parc. Pau Antoine est un négociateur redoutable et impitoyable. Il ne lâchera rien de plus que le prix officiel des entrées. Pas gentil pour l’adjudant qui aurait espéré un petit plus pour fêter Pâquinou !!! Pendant ce temps , je me repose dehors en regardant les femmes qui se font tresser à l’ombre d’un manguier.

 

Weekend de Pâques au Parc de la Comoé.  Le trajet aller
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Les gardes des Eaux et Forêts nous indiquent la route pour Kakpin et l’entrée dans le parc national de la Comoé. Encore 36 km d’une piste nettement plus roulante que la précédente. Dongo, notre guide nous attend à l’ombre des cases à l’entrée du village. Notre périple n’est pas encore fini. Il nous reste en effet encore 17 km de piste dans le parc pour atteindre la station de recherche. Il est près de 16 heures lorsque nous y arrivons. Fin du voyage !

Nous sommes gentiment accueillis par un vieux chercheur allemand. Universitaire à la retraite il est tombé amoureux du parc et il y passe la moitié de son temps depuis de nombreuses années. C’est le patron de la station. Il est rejoint par Franck,  un autre chercheur allemand qui travaille sur les chimpanzés de savane. La forte présence d’allemands au sein des chercheurs présents ici s’explique par le fait que, comme pour le Parc de la Forêt de Taï, c’est la GIZ qui soutient les efforts de préservation du  parc. On peut affirmer que sans la coopération allemande,  ni le parc de la Comoé, ni celui de Taï ne seraient aussi bien conservés aujourd'hui.

Le cuisinier nous a gardé du riz sauce tomate qui nous fait le plus grand bien. Ensuite nous prenons nos quartiers. Nous sommes hébergés dans deux bungalows  de deux chambres prévus pour le logement de chercheurs. Comme ils sont inoccupés, ils offrent un confort spartiate mais suffisant. Pas d’eau chaude mais vu les températures ambiantes, l’eau n’est pas vraiment froide non plus. Les nuits seront asez fraiches et la clim ne me manquera pas. La station est dotée d’une centrale photovoltaïque généreuse et il y a de l’électricité en  permanence. Par contre je n’ai pas réfléchi au fait que ne s’agissant pas d’une structure hôtelière, il n’y aurait pas de linge de toilette. Bêtement, je n’ai pas amené de serviette avec moi. Pas grave, je laisserai l’air chaud me sécher !!!

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Une dernière photo prise en penant à  Jean Pierre. C'est l'emblème de la Station.

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Tag(s) : #Côte d'Ivoire, #Parc de la Comoé

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