Quelques news et anecdotes sur la vie en Côte d’Ivoire depuis mon déplacement sur Duékoué et Zagné dans le Sud-Ouest du Pays.

 

Tout d’abord des nouvelles de la météo. Après l’avoir trop longtemps attendue, la saison des pluies s’est enfin installée sur la Côte d’ivoire cacaoyère et nous sommes maintenant sous des trombes d’eau. Les travaux sur les voies qui desservent la zone industrielle de Yopougon ne sont bien évidemment pas terminés. Arriver et repartir du bureau est chaque jour un challenge renouvelé. Le trajet pour sortir de la zone le soir n’est jamais le même que celui emprunté le matin. Soit parce que une nouvelle tranchée a été ouverte ou refermée, soit parce qu’un camion s’est embourbé quelque part. Comme je quitte le bureau souvent alors que la nuit est déjà tombée, c’est le soir, que quitter la zone pour rentrer à la maison, ressemble un peu à une aventure ‘Camel-Trophiesque’

 

Jeudi 2 juin et vendredi 3 juin, nous avions une formation. Tous les cadres de la boite étaient rassemblés une nouvelle fois aux « Marines de Babihana à Assinie.  Le thème de la formation n’est pas vraiment nouveau pour moi mais des piqures de rappel ne font jamais de mal. C’est surtout un bon exercice de se retrouver ensemble dans un cadre qui sort des strictes relations du boulot. Même si nous restons tous connectés à nos dossiers et problèmes via nos « chers » smart phones. Et puis l’hôtel est agréable.  Cette fois ci, pas de séance de team building sur la plage mais plusieurs d’entre nous se retrouvent dans la boite de nuit à côté le vendredi soir pour fêter un anniversaire. Nous sommes les seuls dans la boite. Champagne, Zouglou, coupe décalé et danses baoulé. Je ne comptais pas rester longtemps mais il était quand même 2 heures du matin lorsque j’ai regagné ma chambre.

Brèves de juin

Le samedi matin, je voulais courir sur la plage. Alors que je vais à la voiture pour récupérer mon I pod j’ai la mauvaise surprise de constater que ma télécommande ne fonctionne plus. Impossible d’ouvrir la porte sans faire hurler l’alarme et réveiller l’hôtel. Après avoir emprunté une pince multiprise à la réception, j’ouvre ma voiture et réduit l’alarme au silence en débranchant la batterie. Pardons, chers collègues pour ce réveil matinal. Surtout pour ceux qui sont rentrés après moi hier soir !!!

Le batelier de l’hôtel me fait traverser la lagune et me voilà sur la plage pour un  footing en direction de la passe …. Comme il y a 15 ans. Les bungalows me semblent plus nombreux et plus cossus que dans mes souvenirs.  La marée est quasi basse et il y a donc une large bande de sable compacte pour courir. Il fait faut mais c’est super. Sauf que j’ai eu la mauvaise idée de partir pieds nus dans mes runnings.  Avec le frottement, les chaussures me blessent juste en dessous de la malléole. Je les enlève pour  courir pieds nus sur le sable pour le retour. Comme au bon vieux temps !!! Il ne me faudra pas longtemps pour me rendre compte que la plante des pieds amorti moins bien les chocs que les semelles d’une paire de jogging. Alors que je ne l’avais plus ressentie depuis plus d’un an, ma douleur au genou gauche se rappelle à mon bon souvenir. Aie !!  Sinon, c’est quand même plus sympa de courir sur la plage qu’au milieu des gaz d’échappement dans  les rues d’Abidjan !! 

Je ramasse même des « dollars  des sables» comme à l’époque à laquelle nous venions passer les week-ends chez Léadi, dans les bungalows juste à côté de la passe. Ces dollars, ce sont les squelettes d’oursins aplatis. Des Clypéasteroïdes pour être plus précis. Je suppose que l’appellation Dollar se réfère à leur couleur vert-de-gris lorsqu’on les ramasse et qu’ils sont encore mouillés.

Brèves de juin

Pendant les deux jours de formation et malgré les heures passées sur mon PC le soir après le diner, les dossiers urgents se sont accumulés. C’est la course lundi et les jours suivants.  Et mon aller et retour sur San Pedro en fin de cette semaine ne vas pas faciliter les choses. Mais je dois m’y rendre pour recadrer des coopératives qui ont pris leurs aises avec l’utilisation de nos préfinancement des achats de cacao.

Ce jeudi, Ismaël me dépose donc en fin d’après-midi à l’aéroport. Il pleut et nous décollons sous un ciel entièrement bouché. Le plafond est bas et je pressens un vol mouvementé. Bingo : ce sera bien le cas. Notre Q 400 est balloté dans des turbulences par moment plutôt sévères. Grand silence dans l’avion.  Mais bon,  il ne faut pas exagérer non plus.  Mêmes conditions pour le vol retour ce vendredi soir. Sauf que cette fois, il y a des gamins dans l’avion et que les turbulences les amusent beaucoup.

 

Petite mésaventure ménagère. Je garde mes pots de confiture entamés au frigo. Mais ce jeudi en quittant la maison, j’ai oublié le pot de confiture de figues, fermé mais sur la paillasse de la cuisine. Quand elle est arrivée, deux heures après, Rosalie l’a retrouvé envahi de fourmis et elle a dû le jeter. Désolé Marie Claire !!! C’était l’avant dernier pot ramené de France. Je vais être en rupture de stock. La maison est pleine de petites fourmis qui se précipitent sur toutes les traces de nourritures  et plus particulièrement ce qui est sucré. Je garde les céréales, pâtes, riz et sucre dans des boites hermétiques. Celle du sucre fait régulièrement des séjours au congélateur pour tuer les fourmis qui ont réussi à y pénétrer. Et le frigo sert d’armoire à l’épreuve des fourmis !!

Brèves de juin

Ce matin, en faisant mes courses, j’ai découvert que mon marché avait déménagé. Il s’est installé quelques centaines de mètres plus loin, sur le même trottoir. Les vendeuses se sont organisées et ont cotisé pour construire, avec l’accord de la mairie, de nouveaux abris. Elles ont plus de place mais j’ai eu un peu de mal à retrouver mes vendeuses habituelles.

Brèves de juin
Brèves de juin
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